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Épilation laser en institut : formation et obligations

9 min de lecture

Publié par Keywebin, agence digitale site web, SEO, GEO et IA. Mis à jour le 12 octobre 2026.

Réponse rapide

Depuis le décret n° 2024-470 du 24 mai 2024, une esthéticienne qualifiée peut épiler au laser ou à la lumière pulsée intense. Elle doit d'abord suivre la formation fixée par l'arrêté du 19 février 2025 : 2 jours et demi pour la lumière pulsée, 4 jours pour le laser, 5 jours pour les deux, plus une journée de premiers secours. En cabine, elle affiche les risques, remet une fiche d'information, examine la peau et contrôle chaque séance.

Une cliente vous demande si vous faites l'épilation au laser. Elle a lu qu'il fallait passer par un médecin, puis elle a vu l'offre d'un autre institut. Vous envisagez peut-être d'acheter un appareil. La question tient en une ligne : que permet le décret sur l'épilation laser à une esthéticienne, et à quelles conditions ?

Depuis le décret n° 2024-470 du 24 mai 2024, l'épilation au laser et à la lumière pulsée intense n'est plus réservée aux médecins. Une esthéticienne qualifiée peut la pratiquer, après une formation obligatoire, en respectant des règles précises en cabine. Le Conseil d'État a rejeté en mars 2026 la demande d'annulation de ce texte.

Ce guide reprend qui peut pratiquer, la formation à suivre selon la technique et les obligations avant, pendant et après chaque séance. Il présente ensuite les sanctions, puis ce que la page de votre site doit dire de cette prestation.

Cet article fait partie de notre dossier site internet pour institut de beauté et spa, qui réunit le budget, les délais et la méthode complète.

Esthéticienne et cliente équipées de lunettes de protection pendant une séance d'épilation à la lumière pulsée en institut

Épilation laser : ce que le décret permet à l'esthéticienne

Avant ce décret, l'épilation au laser et à la lumière pulsée était réservée aux seuls médecins. La FAQ de la DGCCRF sur les soins esthétiques le rappelle. Le décret n° 2024-470 permet désormais aux infirmiers et aux esthéticiens de pratiquer ces actes « à visée non thérapeutique ». Ils doivent pour cela suivre une formation et des mises à niveau régulières.

Le texte a inséré de nouveaux articles dans le code de la santé publique, à partir de l'article D. 1151-1. Ils s'appliquent aux actes d'épilation réalisés par des professionnels sur des consommateurs, avec des appareils à lumière pulsée intense ou des lasers à visée non thérapeutique.

Cette ouverture vaut pour l'épilation, et seulement pour elle. La DGCCRF précise que l'épilation par électrolyse n'est pas incluse dans le décret et reste réservée aux médecins. Le détatouage par laser reste lui aussi interdit aux professionnels de l'esthétique. Ces limites, comme les autres soins réservés, sont détaillées dans notre article sur les soins interdits en institut.

Qui peut épiler au laser ou à la lumière pulsée

L'article D. 1151-2 du code de la santé publique fixe une liste fermée de trois catégories. Ce sont les médecins, les infirmiers diplômés d'État et les personnes qualifiées professionnellement pour les soins esthétiques à la personne, au sens du 5° de l'article L. 121-1 du code de l'artisanat.

Pour une esthéticienne, cette qualification est celle du métier. La DGCCRF indique que les esthéticiens doivent posséder au moins un CAP. Les cas particuliers, comme une gérante sans diplôme, sont traités dans notre article sur l'ouverture d'un institut sans diplôme.

À l'exception des médecins, ces professionnels doivent aussi avoir suivi la formation prévue à l'article D. 1151-3 du même code. La règle vise la personne qui tient l'appareil. Si deux praticiennes de votre équipe épilent au laser, chacune doit être qualifiée et formée.

Ce cadre a été contesté. Saisi par un requérant et un centre médical, le Conseil d'État a rejeté leur demande d'annulation le 12 mars 2026, dans sa décision n° 496304. Il juge que le décret ne porte pas une atteinte illégale à la liberté d'établissement ou à la libre prestation de services.

Pour le Conseil d'État, compte tenu des risques pour la santé des personnes, réserver l'épilation au laser ou à la lumière pulsée à ces professionnels « repose sur des raisons impérieuses d'intérêt général ».
Formatrice qui guide une stagiaire pendant la partie pratique d'une formation à l'épilation laser

La formation obligatoire, technique par technique

L'article D. 1151-3 renvoie à un arrêté le contenu des formations, leurs modalités et la fréquence des remises à niveau. C'est l'arrêté du 19 février 2025, publié au Journal officiel du 26 février 2025, comme le rappelle la réponse à la question écrite n° 4876 de l'Assemblée nationale.

La DGCCRF détaille les durées fixées par les articles 2, 3 et 4 de cet arrêté. Elles dépendent de la technique que vous utiliserez en cabine.

Durées de formation prévues par l'arrêté du 19 février 2025, selon la DGCCRF
FormationDuréeContenu
Socle lumière pulsée (IPL) seule2 jours et demi1 jour et demi de théorie, une demi-journée de pratique, une demi-journée d'évaluation
Socle laser seul4 jours1 jour et demi de théorie, 2 jours de pratique, une demi-journée d'évaluation
Socle laser et lumière pulsée5 jours1 jour et demi de théorie, 2 jours de pratique du laser, une demi-journée de pratique de la lumière pulsée, une journée d'évaluation
Remise à niveau, tous les 5 ans1 jourune demi-journée de théorie, une demi-journée de pratique, une évaluation

Chaque formation socle comprend un QCM de 30 minutes, et l'évaluation prévoit 30 minutes par pratique. La formation doit aussi être complétée d'une journée de formation aux premiers secours citoyens (PSC).

Pour l'organisme, la DGCCRF indique que tout organisme de formation du secteur de l'esthétique qui remplit les conditions de la réglementation est habilité, CFA compris. Les groupes doivent rester d'une taille qui permet à chaque stagiaire de manipuler les appareils pendant la pratique.

Avant de vous inscrire, demandez le programme écrit, la technique couverte et le temps de pratique prévu. Vérifiez aussi sur Légifrance la version en vigueur de l'arrêté du 19 février 2025, qui a pu être modifié depuis sa publication.

Avant la première séance : affichage, fiche et examen de la peau

L'affichage dans l'institut

Dès la mise en service d'un appareil, l'exploitant affiche de façon visible des informations, des contre-indications et des recommandations (article D. 1151-5 du code de la santé publique). Selon la DGCCRF, cet affichage présente les risques pour la santé liés aux rayonnements des appareils et les contre-indications à l'épilation. Il recommande de consulter un médecin avant toute première séance et, le cas échéant, pendant la prestation. Il rappelle l'obligation de porter des lunettes de protection et invite à déclarer tout événement indésirable.

La fiche d'information remise à la cliente

Vous remettez ensuite à chaque cliente une fiche d'information. Le message de la Direction générale de la santé du 17 juin 2024 en précise le contenu : les contre-indications des techniques, les performances attendues des appareils et les risques encourus. La fiche rappelle la nécessité de consulter un médecin en cas de doute sur les zones de peau à épiler. Elle donne enfin les recommandations à suivre pendant et après les séances. Pour la DGCCRF, elle doit permettre à la cliente de prendre une décision éclairée.

L'examen de la peau et le phototype

Avant toute séance, la praticienne procède à un examen attentif de la peau. Elle évalue le phototype, vérifie l'absence de signe évocateur d'une contre-indication et règle l'appareil en fonction du phototype de la cliente. Si vous notez ces éléments sur un questionnaire, lisez d'abord notre article sur la fiche diagnostic et les données de santé.

Pendant et après chaque séance

Pendant la séance, la cliente porte des lunettes de protection. À l'issue de chaque séance, la praticienne contrôle l'absence d'effet indésirable. La DGCCRF ajoute que la traçabilité de ces actes relève des bonnes pratiques et doit être effectuée systématiquement. Notez donc chaque séance, la zone traitée et les réglages utilisés.

Si un événement indésirable survient, la cliente comme la professionnelle peuvent le déclarer sur le portail de signalement du ministère de la Santé. La DGCCRF indique la rubrique à choisir : « Un dispositif ou un acte sans finalité médicale, y compris esthétique ».

L'appareil a lui aussi ses règles. Sa maintenance est régulière et suit les préconisations du fabricant. Le professionnel bénéficie d'une démonstration de son utilisation, prévue à l'article D. 1151-10 du code de la santé publique, et le fabricant lui remet une notice d'utilisation. Demandez ces éléments au fournisseur dès l'achat.

Cliente qui consulte sur une tablette la page d'un institut consacrée à l'épilation laser, à côté de sa fiche d'information

Contrôles et sanctions en cas de manquement

L'article L. 1151-2 du code de la santé publique permet de soumettre les actes à visée esthétique qui présentent des risques sérieux à des règles fixées par décret, comme le rappelle l'Ordre national des infirmiers. Le Conseil d'État cite les sanctions prévues quand ces règles ne sont pas respectées.

La première est la suspension. En cas d'activité exercée en méconnaissance de l'article L. 1151-2, l'administration peut suspendre le droit d'exercer pour six mois au plus (article L. 1152-1). Si l'intéressé ne s'est pas mis en conformité au terme de la suspension, le directeur général de l'agence régionale de santé (ARS) prononce une interdiction d'exercer de cinq ans au plus.

La seconde est financière. L'article L. 1152-2 permet au directeur général de l'ARS de sanctionner le professionnel et, le cas échéant, la personne morale. Selon la Direction générale de la santé, le plafond est de 37 500 € pour une personne physique et de 150 000 € pour une personne morale.

La DGCCRF peut aussi intervenir. En cas de manquement susceptible de présenter un danger pour la santé publique ou la sécurité des consommateurs, le ministre chargé de la consommation peut ordonner des mesures correctives (article L. 521-5 du code de la consommation). Il peut aller jusqu'à la fermeture de tout ou partie de l'établissement.

Ce que votre site doit dire sur l'épilation laser

Une cliente qui envisage une épilation au laser veut d'abord être rassurée. Elle cherche qui pratique, avec quelle formation, et comment se déroulent les séances. La page de votre site peut répondre à ces questions avant le premier appel.

Une page par technique : la lumière pulsée et le laser n'ont pas la même formation. Une page pour chacune évite les confusions et répond plus précisément aux recherches de vos clientes.

La formation de l'équipe : la DGCCRF conseille de s'adresser à un professionnel « dûment formé ». Indiquez quelle praticienne est formée, à quelle technique, et la date de sa dernière remise à niveau.

Le déroulé : présentez le premier rendez-vous avec l'examen de la peau et l'évaluation du phototype, la remise de la fiche d'information, puis les séances. Rappelez la recommandation de consulter un médecin avant la première séance.

La réservation : si vos clientes réservent en ligne, distinguez le premier rendez-vous des séances suivantes. La praticienne garde ainsi le temps de l'examen.

Le ton : décrivez la prestation et ses précautions, sans promesse de résultat. Pour les photos de clientes, suivez nos conseils sur l'autorisation des photos avant après.

Une page précise répond aussi aux questions que vos clientes posent à Google et aux assistants IA comme ChatGPT ou Gemini. C'est l'objet de notre travail de référencement dans les assistants IA. Pour voir comment nous construisons le site d'un institut, consultez notre page création de site pour institut de beauté.

Conclusion : se former, informer, puis l'expliquer en ligne

Depuis le décret n° 2024-470, une esthéticienne qualifiée peut épiler au laser ou à la lumière pulsée, après une formation de 2 jours et demi à 5 jours selon la technique. En cabine, elle affiche les risques, remet une fiche d'information, examine la peau avant chaque séance et contrôle l'absence d'effet indésirable. Le Conseil d'État a rejeté le recours contre ce décret. Chez Keywebin, nous présentons cette prestation sur des sites d'institut de beauté clairs, à jour des règles et sans promesse de résultat.

Sources

  1. DGCCRF · FAQ Encadrement des soins esthétiques et de la coiffure
  2. Conseil d'État · Décision n° 496304 du 12 mars 2026
  3. Ministère de la Santé (DGS) · Publication du décret encadrant l'épilation à la lumière pulsée intense et au laser (17 juin 2024)
  4. Assemblée nationale · Question écrite n° 4876, réponse publiée le 27 mai 2025
  5. Ordre national des infirmiers · Position ordinale sur les actes d'épilation à la lumière pulsée intense et au laser
  6. Ministère de la Santé · Portail de signalement des événements sanitaires indésirables

Questions fréquentes.

La formation à la lumière pulsée permet-elle d'utiliser un laser ?
Non. L'arrêté du 19 février 2025 prévoit trois formations socles distinctes, détaillées par la DGCCRF. La formation « uniquement pour l'IPL » dure 2 jours et demi et ne vise que la lumière pulsée. Pour le laser, il faut la formation socle laser de 4 jours, ou la formation combinée de 5 jours. Choisissez-la selon les appareils que vous utiliserez réellement en cabine.
Faut-il refaire une formation après quelques années de pratique ?
Oui. L'article D. 1151-3 du code de la santé publique prévoit des formations de remise à niveau. Selon la DGCCRF, elles ont lieu tous les 5 ans et durent une journée, avec une demi-journée de théorie, une demi-journée de pratique et une évaluation. Notez la date de votre dernière session et reportez-la sur la page de votre site qui présente l'équipe.
Où déclarer un effet indésirable après une séance d'épilation ?
Sur le portail de signalement des événements sanitaires indésirables du ministère de la Santé, signalement.social-sante.gouv.fr. La DGCCRF indique que les consommateurs comme les professionnels de l'épilation peuvent y déclarer tout événement indésirable, dans la rubrique « Un dispositif ou un acte sans finalité médicale, y compris esthétique ». Gardez aussi la trace de la séance, puisque la traçabilité des actes doit être systématique.
Le détatouage au laser est-il permis en institut ?
Non. Le décret n° 2024-470 ouvre le laser et la lumière pulsée aux professionnels de l'esthétique strictement pour l'épilation. La DGCCRF en conclut que le détatouage par laser leur est interdit. Quel que soit le moyen utilisé, laser, produit chimique, grattage ou injection, le détatouage reste réservé aux médecins. Ne le proposez donc ni sur votre carte de soins ni sur votre site.
Quel organisme peut dispenser la formation obligatoire ?
Selon la DGCCRF, tout organisme de formation du secteur de l'esthétique qui remplit les conditions posées par la réglementation est habilité, au sens de l'article 9 de l'arrêté du 19 février 2025. Les CFA sont compris. Avant de vous inscrire, demandez le programme, la technique couverte, le temps de pratique prévu et les modalités de l'évaluation.

Sujets abordés

  • décret 2024-470
  • épilation lumière pulsée esthéticienne
  • épilation ipl institut
  • formation épilation laser obligatoire
  • arrêté du 19 février 2025

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