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Comparatif « X ou Y » : honnête et conforme à la loi

8 min de lecture

Publié par Keywebin, agence digitale site web, SEO, GEO et IA. Mis à jour le 10 octobre 2026.

Réponse rapide

Une page comparative « X ou Y » publiée par un éditeur relève de la publicité comparative. Les règles figurent aux articles L122-1 et suivants du Code de la consommation. Elle doit comparer objectivement des caractéristiques essentielles, pertinentes, vérifiables et représentatives de logiciels qui répondent au même besoin. Elle ne doit ni dénigrer, ni créer de confusion, ni présenter un produit comme une imitation. L'éditeur doit pouvoir tout prouver dans un bref délai.

Un dirigeant hésite entre deux logiciels qu'il a repérés. Il tape dans Google une requête comme « pennylane ou indy », puis lit les premières pages qui comparent les deux noms. À ce stade, il ne cherche plus une catégorie d'outil. Il cherche la différence qui fera pencher sa décision.

Si vous éditez l'un des logiciels comparés, laisser ces pages aux autres revient à leur confier votre description. Publier votre propre comparatif est utile, à condition qu'il soit honnête et conforme au droit de la publicité comparative. Il doit aider l'acheteur à trancher, pas seulement vanter votre offre.

Ce guide rappelle d'abord ce que disent les articles L122-1 et suivants du Code de la consommation. Il détaille ensuite la structure d'une page « X ou Y » qui aide l'acheteur sans exposer l'éditeur. Vous saurez quoi écrire, quoi prouver et quoi éviter. Les noms cités servent seulement d'exemple de requête. Nous n'affirmons rien sur ces logiciels.

Cet article fait partie de notre dossier création de site pour prestataire de services et logiciel, qui réunit le budget, les délais et la méthode complète.

Comparatif honnête entre deux logiciels, sur une balance équilibrée

Ce que cherche l'acheteur qui tape « pennylane ou indy »

Le 10 octobre 2026, les suggestions de Google pour « pennylane ou » commençaient par « pennylane ou indy ». Plusieurs autres suggestions suivaient la même forme : un nom, « ou », un autre nom. Cette forme suggère un acheteur qui a déjà réduit sa liste à deux candidats.

Cet acheteur a des raisons d'être prudent, et l'enquête de Capterra sur les acheteurs français le confirme.

En France, 49 % des acheteurs de logiciels interrogés regrettent au moins un de leurs achats (Capterra, octobre 2025).

Comment s'informent les acheteurs satisfaits ? Selon la même enquête, 41 % d'entre eux s'appuient sur des sites d'évaluation et de comparaison. Capterra note qu'ils se fient particulièrement au retour direct des utilisateurs. Les comparatifs font donc partie de leurs sources au moment de choisir.

Si vous ne publiez rien, d'autres sites décrivent votre logiciel à votre place : comparateurs, médias, blogs, parfois votre concurrent. Les assistants IA citent eux aussi des pages tierces dans leurs réponses. Notre guide pour être recommandé par ChatGPT explique où ils puisent.

Gérant qui hésite entre deux logiciels de comptabilité et consulte des avis avant de choisir

Ce que dit la loi sur la publicité comparative

En France, la publicité comparative est encadrée par les articles L122-1 à L122-7 du Code de la consommation. Ils visent toute publicité qui compare des biens ou des services en identifiant un concurrent, explicitement ou implicitement. Le droit européen donne de la publicité une définition large. C'est toute communication faite dans une activité commerciale pour promouvoir des biens ou des services (directive 2006/114/CE).

Une page « X ou Y » publiée par l'un des deux éditeurs pour promouvoir son logiciel répond à cette définition. L'article L122-1 pose alors trois conditions. La comparaison ne doit pas être trompeuse. Elle doit porter sur des biens ou services qui répondent aux mêmes besoins ou ont le même objectif.

Elle doit enfin comparer objectivement des caractéristiques « essentielles, pertinentes, vérifiables et représentatives ». Le prix peut en faire partie. Une seule caractéristique peut suffire, si elle remplit ces critères. Comparez dans tous les cas des offres de même périmètre, à la même date.

L'article L122-2 ajoute quatre interdits. Pas de profit indu tiré de la notoriété d'une marque concurrente. Pas de dénigrement des marques, produits, services, activité ou situation d'un concurrent. Pas de confusion entre l'annonceur et son concurrent. Pas de présentation d'un produit comme l'imitation d'un produit de marque protégée.

L'article L122-5 demande enfin à l'annonceur de pouvoir prouver « dans un bref délai » l'exactitude de ce que contient sa publicité. Chaque ligne de votre comparatif doit donc avoir sa preuve, rangée et datée.

Ces règles ne se limitent pas aux publicités destinées aux particuliers. L'article L122-1 vise « toute publicité », et la directive 2006/114/CE a pour objet de protéger les professionnels contre la publicité trompeuse. L'article L121-5 du Code de la consommation applique aussi les règles des pratiques trompeuses aux pratiques qui visent les professionnels.

Le droit des marques entre aussi en jeu. L'article L713-3-1 du Code de la propriété intellectuelle vise ce cas. Il interdit l'usage d'une marque dans une publicité comparative contraire aux articles L122-1 à L122-7. Côté sanctions, l'article L132-25 renvoie, le cas échéant, aux peines des pratiques commerciales trompeuses.

L'article L132-2 prévoit deux ans d'emprisonnement et 300 000 euros d'amende. Ces peines passent à cinq ans et 750 000 euros quand l'infraction est commise au moyen d'un service en ligne. L'amende peut aussi être proportionnée aux avantages tirés du délit. Elle peut alors atteindre 10 % du chiffre d'affaires annuel moyen, ou 50 % des dépenses engagées pour la publicité.

Ce que la loi exige et ce que cela change sur votre page
RègleTexteSur la page comparative
Comparer des produits qui répondent au même besoinArticle L122-1, 2°Deux logiciels de la même catégorie, pour le même usage et le même type de client
Comparer objectivement des caractéristiques essentielles, pertinentes, vérifiables et représentativesArticle L122-1, 3°Fonctions clés, intégrations, hébergement, support, logique tarifaire, chacune avec sa source
Ne pas tromperArticle L122-1, 1°Même périmètre et même date pour les deux offres, date de mise à jour affichée
Ne pas dénigrerArticle L122-2, 2°Un ton factuel, aucun qualificatif sur le concurrent
Ne pas créer de confusionArticle L122-2, 3°Votre marque identifiée comme auteur de la page, le concurrent nommé en texte simple
Ne pas présenter comme une imitationArticle L122-2, 4°Aucun « clone de » ni « copie de » face à une marque concurrente
Prouver dans un bref délaiArticle L122-5Un dossier daté : captures, liens, résultats de tests

De « pennylane ou indy » à votre page : la structure en six blocs

Revenons à l'acheteur qui tape « pennylane ou indy » ou toute autre requête de ce type. Une page qui lui répond en respectant ces règles peut suivre six blocs. Ils valent pour une page « votre logiciel ou son concurrent », dans un sens comme dans l'autre.

1. Un titre qui dit qui écrit

Le titre reprend la requête, par exemple « Logiciel A ou Logiciel B : le comparatif de l'éditeur de A ». Dès les premières lignes, indiquez que la page est publiée par l'un des deux éditeurs. L'acheteur sait d'où vient l'information, et la page n'entretient aucune confusion entre les deux marques.

2. Une réponse courte et équilibrée

Ouvrez par quelques phrases : pour qui votre logiciel convient le mieux, pour qui l'autre convient mieux. Cette franchise évite des démos avec des prospects qui partiraient ensuite. Elle rend aussi le reste de la page plus crédible, puisque l'auteur reconnaît les points forts de l'autre.

3. Un tableau de caractéristiques vérifiables

Retenez les caractéristiques qui décident d'un achat : usages couverts, intégrations, hébergement des données, support, langues, logique tarifaire. Pour chaque information sur le concurrent, citez sa source publique et la date de consultation. Ce peut être une page de documentation ou de tarifs. Évitez les cases cochées sans explication : une coche ne dit pas comment la fonction marche.

4. Les différences expliquées par des cas d'usage

Un tableau compare, un exemple fait comprendre. Décrivez quelques situations types : une équipe qui démarre, une équipe qui grandit, une équipe déjà équipée d'un autre outil. Pour chacune, dites ce que chaque logiciel permet, sans jugement de valeur sur le concurrent.

5. Les prix comparés à périmètre égal

L'article L122-1 permet d'inclure le prix dans la comparaison. Comparez alors des formules équivalentes, pour un même nombre d'utilisateurs et à la même date. Citez la page de tarifs consultée. Si le concurrent vend sur devis, comparez la logique tarifaire plutôt qu'un montant.

6. Les preuves, la date et un contact

Affichez la date de dernière mise à jour. Gardez en interne un dossier daté pour chaque affirmation : captures des pages consultées, liens, résultats de vos tests. Ajoutez une adresse pour signaler une erreur, ouverte aussi au concurrent. Corriger vite une ligne contestée évite qu'un désaccord ne s'envenime.

Responsable marketing qui assemble les six blocs d'une page comparative, du titre au dossier de preuves

Les formulations qui exposent l'éditeur

Certaines phrases exposent l'auteur d'un comparatif. « Le concurrent est dépassé » ou « son support ne répond jamais » risquent d'être lues comme du dénigrement, faute de preuve. « Le clone de » ou « une copie de » présentent votre logiciel comme une imitation. L'article L122-2 l'interdit face à une marque protégée.

Préférez des phrases mesurables, comme « l'import des contacts se fait par fichier CSV ou par API ». Ou encore « les données sont hébergées en France ». Les superlatifs comme « le meilleur » ou « le seul » exigent une preuve que vous aurez rarement.

Le logo du concurrent n'ajoute rien à la comparaison. Son nom en texte simple suffit à l'identifier. Un logo mis en avant attire l'œil sur sa marque et peut brouiller l'identité de l'auteur de la page.

Faire vivre la page dans le temps

Un comparatif vieillit vite : le concurrent ajoute une fonction, change ses tarifs ou ses conditions. Relisez la page à date fixe, et à chaque annonce importante de sa part. Une ligne devenue fausse doit être corrigée sans attendre, avec une nouvelle date de mise à jour.

Les comparatifs publiés par d'autres méritent aussi une veille. Quand un site tiers se trompe sur votre logiciel, écrivez à son auteur avec les faits et une source. Votre propre page sert alors de référence datée.

Mesurez enfin ce que la page apporte : visites venues de la requête, clics vers la démo, demandes qui la citent. Une page comparative qui attire des visites sans demandes mérite une relecture de sa réponse courte.

Les requêtes « alternative à » viennent d'acheteurs qui veulent quitter un outil, plus que choisir entre deux. Elles appellent une autre page, présentée dans notre guide sur la page « alternative à » un concurrent. Ces pages complètent les pages par usage et la page sécurité d'un site d'éditeur de logiciel.

Conclusion : comparer sans dénigrer, preuves à l'appui

Une page « X ou Y » répond à un acheteur qui hésite entre deux noms. Elle doit comparer objectivement des caractéristiques vérifiables, sans dénigrer ni prêter à confusion, avec une preuve pour chaque ligne. Chez Keywebin, nous construisons ces pages avec les éditeurs, sources à l'appui. Elles s'intègrent à des sites conçus pour les acheteurs B2B. Découvrez notre création de site pour éditeur de logiciel.

Sources

  1. Légifrance · Code de la consommation, articles L122-1 à L122-7 (publicité comparative)
  2. Légifrance · Code de la consommation, article L132-25 (sanctions de la publicité comparative)
  3. Légifrance · Code de la consommation, article L132-2 (peines des pratiques commerciales trompeuses)
  4. Légifrance · Code de la propriété intellectuelle, article L713-3-1 (usages interdits d'une marque)
  5. EUR-Lex · Directive 2006/114/CE en matière de publicité trompeuse et de publicité comparative
  6. Capterra · Acheter un logiciel en France : la clé du succès se joue avant la signature de contrat (octobre 2025)

Questions fréquentes.

Faut-il l'accord du concurrent pour le citer dans un comparatif ?
Non, aucun des articles L122-1 à L122-7 du Code de la consommation ne demande l'accord du concurrent cité. Selon l'ARPP, l'information préalable des concurrents prévue par la loi de 1992 a été supprimée. La loi fixe en revanche des conditions : même besoin, comparaison objective et vérifiable, ni dénigrement ni confusion.
Un concurrent cité peut-il faire retirer votre page comparative ?
Un concurrent peut agir en justice s'il estime votre page illicite, en invoquant aussi le droit des marques. L'article L713-3-1 du Code de la propriété intellectuelle interdit l'usage de sa marque dans une comparaison non conforme. L'article L132-25 renvoie, le cas échéant, aux peines des pratiques trompeuses et à celles de ce code. Gardez un dossier de preuves daté, et corrigez vite toute erreur signalée.
Peut-on glisser un comparatif avec un concurrent dans ses factures ?
Non, un comparatif avec un concurrent ne peut pas figurer sur vos factures (article L122-4 du Code de la consommation). Le même article exclut aussi les emballages, les titres de transport, les moyens de paiement et les billets d'accès. Réservez donc la comparaison à une page de votre site, avec ses sources et sa date de mise à jour.
Notre comparatif vise des entreprises : les règles de la publicité comparative s'appliquent-elles ?
Oui, les règles de la publicité comparative s'appliquent aussi à un comparatif destiné à des entreprises. L'article L122-1 du Code de la consommation vise « toute publicité » qui compare des biens ou services en identifiant un concurrent. La directive 2006/114/CE a pour objet de protéger les professionnels contre la publicité trompeuse. L'article L121-5 applique aussi les règles des pratiques trompeuses aux pratiques qui visent les professionnels.
Peut-on écrire que son logiciel est « le meilleur » dans un comparatif ?
Mieux vaut éviter « le meilleur » ou « le seul » dans un comparatif : ces superlatifs exigent une preuve rarement disponible. L'article L122-5 du Code de la consommation impose de pouvoir prouver « dans un bref délai » l'exactitude de la publicité. Préférez des phrases mesurables, comme « les données sont hébergées en France ». Gardez pour chaque ligne une preuve datée, comme une capture ou un résultat de test.

Sujets abordés

  • page comparative logiciel
  • comparatif x ou y
  • publicité comparative
  • règles de la publicité comparative
  • article l122-1 code de la consommation

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